BROKEN BELLS : RECIT D’UN ALBUM REUSSI.

12 March 2010 par Jeff  
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Se posait-on encore la question sur la qualité du travail de Brian “Danger Mouse” Burton et sur la qualité du grain de voix de James Mercer ? Si tel est le cas, je vous invite vivement à plaquer vos oreilles contre vos enceintes et d’appuyer sur la touche Lecture, car cet album de Broken Bells est une petite merveille.

Cet album de Broken Bells, intitulé de manière éponyme, est dans la lignée des grands albums conçus comme des oeuvres globales. C’est un disque qui s’écoute d’une traite et fait preuve d’une cohérence remarquable. L’autre aspect à porter à votre attention est l’éclectisme de cet album produit de manière extrêmement minutieuse. Les titres sont d’une finesse incroyable, emprunts d’un réelle fragilité, sans pourtant délaisser un côté entêtante, presque funky.

The Ghost Inside est un parfait exemple de cette description avec son thème lancinant et groovy à souhait. Je vous mets au défi d’arriver à contrôler votre tête qui se balancera sur un tempo franchement cool. Le rythme n’est pas très élevé, mais ça rentre dans le ventre comme un rien. C’est une très belle mise en bouche qui nous est proposée en ouverture de Broken Bells. Suivent des titres d’une classe folle et mélangeant les genres sans jamais avoir froid aux yeux.

Vaporize est une invitation hippy pour San Francisco. Proche d’un titre à la Mamas & Papas et ce synthé vintage allié à une rythmique jouée à la gratte est une vraie invitation au voyage. Coup de génie avec le titre Mongrel Heart, qui nous transporte dans les années 80, puis s’embarque dans un vieux Western à la Morricone. Le travail sur les breaks de chaque titre est absolument colossal lui aussi, travaillés avec une finesse du détail saisissante.

Autant d’exemples, qui je l’espère vous pousseront à découvrir ce premier album de Broken Bells, qui a tout de même quelques défauts. Le premier, qui n’entache pas sa qualité, c’est sa durée. Seulement, dix titres, c’est un peu court pour un bon album. D’autant plus, que le vrai défaut concerne l’inégalité des titres entre eux. Certes, tout se suit de manière très agréable, mais tous les titres ne se valent pas.

Reste que si vous aimez Bon Iver, Air, Kasabian, Fleet Foxies : vous serez comblé.

Article déposé par Jeff.

GORILLAZ “PLASTIC BEACH” : ECOUTE ET PREMIER BILAN.

1 March 2010 par Jeff  
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Nouvelle secousse dans le Monde animé du groupe Gorillaz, ce groupe virtuel rendu plus que réel par l’entremise de Damon Albarn et Jamie Hewlett, qui s’apprête à faire feu d’un nouvel album intitulé Plastic Beach. Mais cette sortie, c’est aussi la mise en place d’un plan com’ bien ficelé avec son déroulement en step by step. Aujourd’hui, place à la dernière étape avec l’apparition d’un player rendant disponible à l’écoute, l’intégralité des tracks à venir sur Plastic Beach. Bon album ? Totalement bidon ? On vous dit tout… Lire plus

LES ROLLING STONES RESSORTENT “EXILE ON MAIN STREET” + 10 TITRES INEDITS.

25 February 2010 par Jeff  
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Le printemps sera placé sous le signe des Rolling Stones, le groupe du plus grand businessman du rock, à savoir Mick Jagger. En mai prochain, sortira un documentaire intitulé Stones In Exile, une sortie, qui coïncidera avec la parution d’un objet atypique.

Les Rolling Stones préparent en ce moment une nouvelle version de l’album culte Exile on Main Street (album datant de 1972.), avec une réédition, qui inclura Lire plus

ELLIOTT SMITH : REEDITION DE L’ALBUM ROMAN CANDLE.

18 February 2010 par Jeff  
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Elliott Smith, artiste de génie et à la vie mouvementée, sera bientôt mis en lumière par l’intermédiaire, d’un album réédité à titre posthume. Roman Candle, le premier album d’Elliott Smith paraitra à nouveau le 5 avril prochain, occasion de découvrir un artiste purement rock, peut être un des plus grands de ces dernières années et malheureusement laissé sur le bord de la route.

En l’espace de cinq albums réalisés de son vivant, Elliott Smith a su toucher et surtout troubler, ceux qui l’écoutaient. Après une enfance plongée dans la Musique mais difficile avec un père violent, Elliott se construit tant bien que mal, en posant son instabilité dans ses textes. Etudiant en philosophie, il forme le groupe Heatmiser au début des années 90, un groupe signé chez Virgin, qui finira par clasher, mais Smith reste dans le viseur des labels et maisons de disque.

Il entame alors une carrière en solo en utilisant des textes et des compositions inutilisées avec Heatmiser et c’est finalement l’album Roman Candle, qui en sortira. La dépression et la trahison sont les thèmes abordés par Elliott Smith, qui semble s’enfoncer dans une angoisse chronique de vivre et encore plus de mourir.

Accablé par ses vieux démons, il sombre de plus en plus. Mais, de belles opportunités vont lui permettre de garder la tête hors de l’eau, notamment une nomination aux oscars pour sa chanson Miss Misery, bande originale attitrée du film Good Will Hunting de Gus Van Sant. Angoissé de nature, il aura bien du mal à monter sur scène pour interpréter le titre en question lors de la cérémonie des oscars en 1995.

Puis, il change légèrement de direction pour ses nouveaux albums, apportant de nouvelles instrumentations, lui, qui semblait être à son aise dans un style totalement dépouillé. Puis, de nouveaux problèmes de drogues et d’ordre psychiatrique, le poussent à s’autodétruire. Il tentera même de mettre fin à ses jours en jetant d’une falaise, mais en sortira miraculeusement indemne.

C’est finalement, pendant l’enregistrement de l’album From a Basement on the Hill, que l’on retrouvera Elliott Smith mort. Deux coups de couteaux portés à la poitrine lui seront fatals. La thèse du suicide sera la thèse retenue, mais un très gros doute, persiste toujours. Deux coups de couteaux pour mettre fin à ses jours, alors que sa compagne était dans une autre pièce, avouez, que des questions se posent…

Elliott Smith n’aura cessé d’être un écorché vif, qui décrivait son malêtre avec un talent immense dans chacune de ses chansons, notamment dans ce chef d’oeuvre qu’est Roman Candle. Cet album faisait l’objet d’une réédition, c’est un bon moyen de se plonger dans l’univers d’un artiste parti avec une énorme part de mystère et finalement assez proche du plus célèbre des morts de notre génération : Kurt Cobain. Elliott Smith avait cette même fragilité, cette même façon d’avancer sur le fil du rasoir, comme-ci la vie était un calvaire.

Mais n’envisagez pas Elliott Smith, comme un oiseau de mauvais augure, tristement pathétique. Il était riche d’un génie, qu’il est essentiel de connaître si vous aimez vraiment le rock, car cette culture, notre culture, ne se limite pas à des riffs bien sentis et Elliott Smith en est un exemple parfait. Il est un des derniers songwriters digne de ce nom de ces dernières années.

Article déposé par Jeff.

GET WELL SOON “VEXATIONS” : UN GRAND ALBUM.

11 February 2010 par Jeff  
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Il y a 2 ans, j’avais découvert par hasard Get Well Soon, par le biais de la fantastique chanson « You/Aurora/you/seaside », mélange de cuivre, de folk baroque et de pop. Extraordinaire et entêtante, cette chanson m’avait ouvert les portes du 1er album ‘ Rest Now! Weary Head, You Will Get Well Soon ’, à la fois pop, électro, classique et expérimental, d’une qualité rare.

Acclamé par la critique mondiale et spécialisée, ce 1er album fut un succès total sur le marché ‘indé’ et permit au fondateur et membre unique de ce projet/groupe, le brilliantissime musicien allemand Konstantin Gropper , de pouvoir distribuer ses albums au niveau international.

De retour en ce début 2010 avec « Vexations », Konstantin Gropper confirme son talent et son génie à mélanger les styles et musiques «lyriques».

Nageant entre minimalisme, orchestration classique/baroque et atmosphères planantes, Gropper ajoute d’ici de là des crooneries à la Morrissey et de la pop noire très ‘Radioheadienne’.

Les paroles sont d’une importance capitale. Gropper, jeune diplômé, doué, de philosophie, n’a pas fait un disque sur « les contrariétés » (« Vexations ») mais comment « vivre avec ». On y trouve des références à ‘Sénèque le jeune’ (philosophe stoïcien romain), « La Nausée » de Sartre, L’Iliade d’Homer ou encore Karl Marx …Non, je vous rassure vous n’aurez pas mal à la tête.

D’une ambiance générale plutôt calme, relaxante et planante, cet opus est plus doux que le précédent. Un peu comme si Gropper nous entraînait dans ses rêveries. De longues rêveries bercées par ses références classiques et philosophiques.

C’est beau, triste parfois, et grave.

Voici mes 1eres impressions :

Nausea » : Le 1er morceau commence comme une petite symphonie. C’est zen est pose totalement l’ambiance de l’album.

Seneca’s silence » : un des morceaux le plus entraînant et up tempo de l’album. Un côté épique et un peu baroque.

We are free » : morceau mid tempo, assez entraînant et optimiste encore, à grand renfort de piano et chœurs ! On est pas loin de Morricone dans certains passages. Le refrain est un peu trop simpliste à mon goût.

Red nose day » : petit ballade piano, simple. Aurait parfaitement eu sa place sur ‘OK Computer’.

Puis Le chef d’œuvre :

5 Steps… 7 Swords » : une chanson qui parle de la mort, de notre blocage sur l’idée de ce qui se passe dans l’au-delà. Konstantin Gropper reprend certaines conclusions scientifiques et spirituelles qui se rejoignent…et exprime sa déception : “they tell us everything will get better after death […] but we don’t really know and I am still afraid.” Une fois de plus, il pousse la philosophie assez loin dans sa musique. Il évoque dans le titre les cinq étapes de la mort (la négation, la colère, la concession, la dépression, l’acceptation) formalisées par la psychiatre américaine Elisabeth Kübler-Ross.

Bon, pour l’aspect ‘technique et lyrique’ ça peut paraître peut-être un peu chiant (quoi que) , ok mais…

Musicalement, cette chanson est une BOMBE !

Le jeune allemand a osé reprendre le thème du Requiem de Mozart. Je ne trouvais pas au début, je me disais bien que ça me disait quelque chose…

C’est fort, très fort et donne à la chanson une puissance émotionnelle phénoménale. De loin, LA chanson de l’album, au même titre que « You/Aurora/you/seaside » sur le précédent.

A Voice in the Louvre » : guitare/voix, folk-pop. Nappe de synthé et cœur très musique de film en fond.

Werner Herzog get Shots » : chanson pop à grand renfort de cordes. Désenchantée et efficace à souhait.

That Love » : superbe chanson low-tempo, aérienne, presque jazz. Au thème dramatique. Superbe.

Aureate » : l’ombre de Radiohead plane encore. Accords de guitares discrets, grosse présence de la batterie. Mélodie onirique et presque médiévale.

We are Ghost » : chanson mid-tempo avec omni présence de cordes et couplet mélancolique.

A Burial at Sea » : ballade monotone accompagnée d’arrangements/sons‘calypso’ !

Angry Young Man » : une chanson dans un format ‘presque’ pop, malgré la mélancolie latente. Un faux air de Morrissey dans le refrain. 1er single de l’album. Pas le meilleur titre du disque.

We are the Roman Empire » : La dernière chanson ouvre une nouvelle piste, toujours très calme, majestueux et optimiste. Comme un air de fin de film, de nouveau chemin qui commence. Les « contrariétés » sont passées…il ne reste rien, ou plutôt si, tout un nouveau monde à découvrir, un monde neuf, on redevient naïf.

Parfaite conclusion pour ce sublime album.

NOTE : 15/20

A noter :

Il existe un 2éme CD Bonus « Song for/ from Film », tout est dans le titre !

On y trouve « I’m Deranged » de Bowie (album ‘Outside’ (95) et sur la BO de Lost Highway). Simple, avec cordes, vents et orgue. Puis ça s’emballe. C’est du bonheur. Encore un morceau trop sous-estimé, dans une version absolument extraordinaire.
Article déposé par Spark (nouveau rédacteur de talent de la Team97, bienvenue à lui.).
Le Blog de Spark.

JULIAN CASABLANCAS : UN ALBUM SOLO REUSSI AVEC PHRAZES FOR THE YOUNG.

23 November 2009 par Jeff  
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julian_ casblancas

Depuis 2006 et la parution de First Impression on Earth, silence radio pour The Strokes, groupe emblématique ayant permis le retour flamboyant du Rock, avec un grand R. Musique éparpillée comme une cervelle façon bouillie pour bébé sur le mur d’une maison de Seattle le 8 avril 1994. Après Kurt plus rien, plus de rock-star. Le traumatisme était trop hard et l’époque a aussi contribué à lisser les comportements à grands coups d’actes et discours politiquement corrects. Puis, un jour, un groupe américain renoua avec l’idée d’utiliser un son “cracra” et une ligne de basse omniprésente. Bouffée d’air frais pour le Rock, qui attendait son heure, son groupe, ses hommes.

Julian Casablancas fut l’un des premiers à renouer avec l’esprit de cette musique. Mais ne le dites pas à ce garçon-là, lui préférant répondre que c’est surtout Internet, qui a contribué à faire revivre cet état d’esprit en sommeil. A l’image d’Albert Hammond Junior, Jules Casablancas a eu besoin de passer par l’étape album solo, car après plusieurs albums à succès (Is This It, Room on Fire et First Impression on Earth.), le chanteur de The Strokes devait soigner ses démons et les laisser de côté pour ne plus polluer le génie d’un groupe arrivé à un tournant de son existence.

Alcoolique et peut être trop “à la cool”, Casablancas devenait petit à petit le pote, que l’on traine sur son épaule et finissant par devenir pesant. Le split n’était plus qu’à quelques encablures, il fallait donc pour le bien des Strokes, que Casablancas se ressaisisse. Remise en question passant par la réalisation d’un album solo, qui allait tout dire.

julian_2Bonne nouvelle. A l’écoute de Phrazes for the Young, nous sommes très vite rassurés. Le talent est là intact et même renouvelé. On vient même à se poser la question, est-ce que Casablancas n’est pas à lui seul The Strokes ? Non, car Phrazes for the Young est à part, un disque étape. Loin du coup de bluffe, c’est un album plein de bonnes surprises à l’image du tubesque 11th Dimension, machine à faire bouger la tête et taper du pied. Synthé galactique et eighties, basse planante, voix et texte ne demandant qu’à aller de l’avant, la Californie est à portée de médiator et l’on voit déjà des filles faire du roller en maillot en bain.

Tout comme Peter Doherty avec son album Grace/Wasteland, Julian Casblancas fait merveille avec cet opus. Malgré tout, il faudra pour certains d’entre vous ,réfractaires au synthé, faire un pas vers Phrazes for the Young, un album nécessitant une écoute attentive. Passé ce stade, vous comprendrez, que la force de Casblancas est de revisiter des classiques Us, mais avec ses moyens à lui. C’est assez flagrant sur des titres comme 4 Chords for Apocalypse, sorte de ballade hors du temps mais efficace.

Titre expérimental avec River of Brakelights avec de nombreux mouvements, succession de feelings et d’humeurs, comme un instantané d’une vie. Morosité et solitude sur un titre comme Tourist avec ses trompettes inattendues et si bien pensées. Glass réserve son lot de surprises avec un break orchestrée de façon presque classique et un texte riche en double sens. Là aussi réside la bonne nouvelle : Casblancas a toujours une plume aiguisée entre les doigts et s’en sert à merveille.

D’une main tenant le médiator et de l’autre griffonnant des pages de textes travaillés, le projet Phrazes for the Young n’a rien d’anodin ou d’un quelque-conque plaisir égoïste. C’est un album réussi et qui fera avancer The Strokes dans la bonne direction, à moins qu’il ne pousse l’artiste vers une carrière en solo. Phrazes for the Young est clairement réussi et mérite qu’on lui porte une forte attention, car il s’agit là d’un disque d’un artiste complet, sachant faire l’analyse de ce qui l’entoure et en rendre l’essence de façon intelligente.

Article déposé par Jeff.

97RUEDUROCK VOUS OFFRE L’ALBUM D’EXPATRIATE “IN THE MIDST OF THIS”.

21 November 2009 par Jeff  
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expat

97ruedurock vous offre le nouvel album In The Midst of This des Australiens du groupe Expatriate, première partie par Placebo. Expatriate, que nous avons eu la chance de rencontrer dans les travées du Zénith de Lille pour une session acoustique.

Pour gagner votre album rien de très compliqué :

Envoyer un mail accompagné de votre adresse postale à jeff@97ruedurock.com, en y ajoutant dix emails de vos amis fans de rock. Les gagnants seront tirés au sort et recevront leur album. Date limite d’inscription le 20 décembre 2009.



Bonne chance à vous et merci de suivre l’actualité du rock sur 97ruedurock.

THEM CROOKED VULTURES : ALBUM EN ECOUTE INTEGRALE.

10 November 2009 par Jeff  
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them_crooked_vulturesThem Crooked Vultures, le savant mélange entre Dave Grohl, John Paul Jones et Josh Homme continue d’opérer sur le net avec un événement attendu depuis plusieurs mois, à savoir : la mise en streaming de leur album. C’est officiel, vous pouvez, à compter d’aujourd’hui, écouter toutes les pistes de leur album prévu le 16 novembre. Je vous laisse découvrir chaque titre de Them Crooked Vultures, un des meilleurs coups de cette année et tout simplement, un des meilleurs groupes de tous les temps. Oui, allons-y avec les compliments !

Article déposé par Jeff.

SUCCOMBEZ A LA SENSATION NOMMEE THE XX.

13 October 2009 par Jeff  
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thexx

Nous vous en parlions dès la parution de quelques titres vagabondant sur la toile, The XX allait, sans coup férir, faire parler avec un premier album nommé XX. Les influences y sont nombreuses, assumées et mieux que simplement copiées, elles servent de base à un projet tout bonnement rempli de génie.

Mais avant de passer à l’étape la plus enthousiasmante, contentons-nous de checker le physique des membres de The XX. Quatre jeunots, respectant à la lettre la parité homme-femme : deux garçons et deux filles, se prêtant parfaitement au jeu du son post punk new wave nouvelle mouture. Leurs mines rappellent des attitudes arborées par un certain Dave Gahan dans les années 80. On y trouve une chevelure à la Robert Smith de The Cure, une espèce de Catherine Ringer british, une coupe à la Beth Ditto et une coupe en brosse datée eighties. Ce petit récap’ capillaire a pour avantage de faire état du mélange des genres composant The XX, ce groupe dont la Team97 est tellement crazy.

the--xxIl est bien question de cela : un vrai coup de coeur nous faisant flotter dans un univers à la noirceur trippante où l’obscurité a quelque chose d’optimiste. Ne cherchez pas du BPM élevé pondu par une machine à faire bouger son monde. Ici, tout n’est que rêverie et priorité à l’exploration sonore. Chez The XX, chaque son plane dans l’air et les notes sont poussées jusqu’à leur dernier souffle.

Basic Space est une parfaite ouverture, afin de se rendre compte du plaisir qu’ont ces quatre-là à jouer leur musique et la partager. Ovni tapotant dans votre oreille, voix décalées et beat bien senti mais toujours à la limite du dansant, parce que l’énergie se situe dans l’introspection et non dans l’expansion.

Islands envoie du clap et ferait office de titre peut être le plus commercial, mais n’y voyez pas là un terme péjoratif, car la parenté avec les heures de gloires de Depeche Mode est sidérante. Si tous les titres considérés comme commerciaux étant de cette trempe, nous pourrions mourir tranquille !

the-xx-x-picNight Time est conseillé à tous ceux qui aiment se perdre dans leurs songes, ces songes qui nous viennent comme-ci nous construisions notre propre clip de Night Time à l’aide de notre esprit mis à disposition de ces trois minutes trente bien pensées.

The XX nous livre bien là, un album à mettre entre toutes les mains. Le mot chef d’œuvre serait véritablement adapté si l’on osait, car avec de genre de groupe sensation, trop souvent nous avons subi le contrecoup d’un album bad trip, mais disons surtout, que l’envie d’un second album est immense tellement celui-ci est bon. Allez au deuxième, 97ruedurock titrera The XX : chef d’œuvre volume II.

Article déposé par Jeff.

FLORENCE AND THE MACHINE, LE BUZZ EST EN ROUTE

9 September 2009 par Jeff  
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florenceandthemachne

La reine du Royaume-Uni voit un nouveau joyau étinceler sur sa couronne en la personne de la très talentueuse Florence and the Machine. Un projet enthousiasmant, qui je l’espère fera son buzz. Empruntant les mêmes sentiers que Bat for Lashes et Bjork, cette rousse au charme envoutant fera bien plus que simplement marcher dans leurs traces, elle va assurément en élargir le tracé. Imaginez une musique onirique mais percutante, douce mais puissante et invitant à la méditation mais aussi à l’euphorie. C’est un véritable mélange des sens qui sommeille dans ce concept qu’est Florence and the Machine, un peu comme-ci la lumière pouvait se fondre dans l’obscurité sans perdre de sa justesse. Peut-on parler de coup de cœur ? Non… Florence and the Machine exige plus que cela.

Florence Welch est l’artiste centrale de Florence and the Machine, The Machine symbolisant ses musiciens. Découvert et fortement promotionné par la radio anglaise BBC, ce groupe a obtenu le droit d’emprunter la scène au Reading Festival et au festival de Glastonbury en cet été 2009 et a été nommé lors des derniers Brit Awards. Leur premier album est intitulé Lungs et regorge de très bonnes surprises totalement uniques en leur genre, seule l’énergie dégagée reste le seul point de repère. Tout va très vite dans l’univers de ce groupe maîtrisant l’art d’une musique organique. Cette énergie est propre à Florence Welch, ces débuts dans un collectif punk n’a rien d’étonnant, lorsque l’on parcourt Lungs.

Florence and the Machine sait également ne pas laisser trainer les titres, afin de ne pas prendre le risque d’être uniquement de l’ “indie-bjoriesque”, sur chaque titre une face pop vient déteindre dessus. Florence and the Machine ne tardera pas à déferler dans vos dossiers musique, peut être pas forcement dans vos radios, mais le buzzomètre ne ment pas souvent, voire jamais. Je vous laisse vous faire un premier avis sur le travail au combien soigné de Florence and the  Machine, en empruntant l’atmosphère du titre Drumming song.

Article déposé par Jeff.

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